André Planson

Mac Orlan écrivait : André Planson sait le langage des eaux et celui des bois et, pour cette raison, la Marne fait des grâces devant lui et se complait devant ses toiles.

Marie-Dominique Sabouraud-Planson raconte son père : « À Paris, il peignait surtout des nus, des femmes, des fleurs, des scènes de théâtre, de café ou de danse. Il a toujours peint sans contrainte et en toute indépendance. Il fit partie de ceux que J. de Laprade nomma « les Maîtres de demain » en 1942 et d’une génération de quelques uns qui firent partie du groupe de la « réalité poétique » dès 1949 et qu’on appela aussi les peintres du bonheur.

Passionné de Bach, il fut premier violon et dut choisir entre la musique et la peinture. Il fut un sportif fou de football, du rugby et de tennis, il peignit souvent des cyclistes et les compétitions d’aviron sur la Marne. « Si je devais composer une image du bonheur humain, le tableau que je construirais serait traditionnel, mais au premier plan, le visage d’un homme heureux : André Planson ». Encore une citation de Mac Orlan, ils étaient très amis et se rencontraient souvent en tête à tête.

J’espère qu’après cette visite, un peu de ce bonheur restera en vous. »