AtelierCorrespondance

Au milieu des années 1880, la communauté israélite de la Ferté-sous-Jouarre décide d’ériger à la place de l’ancien temple une synagogue sous la conduite d’Edmond Fauvet, architecte de la ville. Achevé en 1891, le nouveau bâtiment se veut de style « hispano-mauresque » pour rappeler les origines méditerranéennes et moyen-orientales de la communauté juive.

Fermée lors de l’évacuation des Fertois en juin 1940, la synagogue ne sera réouverte qu’à de rares occasions, la communauté juive historique ayant été décimée et dispersée par la Seconde Guerre mondiale.

Fortement dégradée, elle est vendue à la municipalité en 1973 qui y ouvre à l’étage en 2001 le Musée André Planson, dédié à l’oeuvre du peintre fertois, associé au mouvement des Peintres de la Réalité Poétique.

Le rez-de-chaussée est devenu un Centre d’art et accueille aujourd’hui des expositions de peintres et plasticiens contemporains.

Informations pratiques

Ouverture au public pendant les périodes d’expositions temporaires UNIQUEMENT, entrée libre

  • Samedi : de 15h à 18h
  • Dimanche et jours fériés : de 10h à 13h et de 15h à 18h

Groupes et scolaires : visites possibles en semaine tout au long de l’année

Contact : Justine Guschlbauer, Responsable du service culture de la ville de La Ferté-sous-Jouarre
28, boulevard Turenne 77260 La Ferté-/s-Jouarre
Téléphone : 01 60 22 25 63
Email : justineguschlbauer@lfsj.fr

Prochaines expositions en 2017 consulter le site de La Ferté-sous-Jouarre http://www.la-ferte-sous-jouarre.fr/culture

 

Le musée André Planson

par sa fille Marie-Dominique Sabouraud-Planson

« Ce musée a été conçu avec une certaine chronologie : les tableaux vont de 1930 à 1980. Le fond d’atelier, rouge et verte, était les couleurs du salon de mes parents à Auteuil (Paris XVIème). Vous remarquerez un hommage au peintre Paul Mesle qui fut son maître dès sons adolescence, un meuble de peintre qui, ouvert, contenait tous les tubes de peinture, l’huile etc… et les tiroirs pour les pinceaux neufs, les fusains, les pastels etc… , le divan où posaient ses modèles, la maquette de théâtre pour Polydora.

Dans les vitrines, une partie des livres illustrés, puis ses lettres de guerre à ses parents, toujours avec une mini aquarelle ajoutée, une autre vitrine est familiale avec ses photos, une autre représente la technique lithographique sur métal, sur pierre et la construction d’une toile, plus ses élèves de l’académie Julian, une autre encore sa nomination à l’Académie des Beaux(Arts en 1960, il y a aussi la Suisse, des articles, le livret de Polydora.

Dans ce musée se trouve un résumé de l’oeuvre de mon père (peintures, aquarelles, décorations, originaux d’affiches et lithos…) même si nous n’avons pas eu assez de place pour exposer la Bretagne et la Provence qu’il a tant aimées ; mais son amour le plus fidèle pour La Ferté-sous-Jouarre, Mac Orlan écrivait : André Planson sait le langage des eaux et celui des bois et, pour cette raison, la Marne fait des grâces devant lui et se complait devant ses toiles. »